Vers un nouveau boom économique

Les grands projets nickel et leurs impacts économiques

Le secteur du nickel est appelé à se développer fortement au cours des années à venir à la suite de la réalisation de trois grands projets :

  • Le programme 75 000 tonnes de la SLN. Engagé en 2000, ce projet devrait permettre d’augmenter la capacité de l’usine pyrométallurgique de Doniambo de 60 000 à 72 000 tonnes* à l’horizon 2010-2011. Le supplément de garniérites nécessaire à cette augmentation de production sera extrait, entre autres, du site minier de Tiébaghi (province Nord) dont l’unité de traitement et enrichissement du minerai devrait être opérationnelle en 2009. Les investissements réalisés depuis 2001 et ceux projetés jusqu’en 2018 (notamment dans une centrale électrique) s’élèvent à 211 milliards de F.CFP (soit 1,8 milliard d’euros environ).
  • L’usine de Goro-Nickel est réalisée par la société brésilienne Vale (ex-CVRD). Cette usine hydro-métallurgique produira 60 000 tonnes de nickel et environ 5 000 tonnes de cobalt. Les latérites seront extraites du massif de Goro (province Sud). La mise en route de l’usine devrait avoir lieu au début de l’année 2009. Le montant des investissements effectués et prévus jusqu’en 2018 s’élève à 349 milliards de F.CFP (soit près de 3 milliards d’euros)
  • Le projet d’usine pyrométallurgique de Koniambo associe la SMSP et le producteur suisse Xstrata. Le projet vise à traiter les garniérites du massif de Koniambo (province Nord). La capacité de production de l’usine est de 60 000 tonnes par an. La mise en route de l’usine pourrait avoir lieu en 2011. Le montant total des investissements à l’horizon 2018 est évalué à 429 milliards de F.CFP (3,6 milliards d’euros).

    La réalisation de ces projets devrait conduire à un triplement de la production métallurgique de la Nouvelle-Calédonie qui passerait ainsi de 62 400 tonnes en 2006 à 200 000 tonnes à partir de 2013. L’effet du rapatriement des dividendes générés par le partenariat qui lie la SMSP et l’aciériste coréen Posco n’a été évalué qu’indirectement dans cette étude. Dans cet accord, la SMSP détient 51% des parts d’une société minière calédonienne et d’une société métallurgique en Corée du Sud** dont la capacité de production est de 30 000 tonnes par an. Le financement de l’usine du Nord dépend des revenus issus de la vente de métal, l’évaluation de l’impact de l’usine du Nord prend donc en compte de manière induite l’incidence de ces revenus sur l’économie calédonienne.

Les effets attendus des programmes de développement des infrastructures publiques et touristiques

La poursuite des grands investissements structurants

Les principaux investissements programmés sur la période 2008-2018 qui sont intégrés dans les projections sont les suivants : aménagement de
l’aérogare de la Tontouta ; aménagement de la ZAC de Dumbéa (auquel s’ajoute un programme immobilier) et de la ZAC de Panda ; aménagements collectifs pour les Jeux du Pacifique ; infrastructures publiques réalisées dans le cadre de la SEM Voh-Koné-Pouembout ; médipôle de Koutio ; divers travaux de voirie et la construction de nombreux logements sociaux. Au total, les investissements répertoriés s’élèvent à près de 200 milliards de F.CFP sur la période 2008-2018. La période 2009-2011 concentre 56% de ces investissements.

Le développement des infrastructures hôtelières

Le PDTCNC, adopté en 2005, comporte 3 phases principales.
La première (2006-2008) visait à améliorer l’offre locale par la promotion de la destination sur les marchés étrangers, par le renforcement de la formation professionnelle et par la construction de nouveaux hébergements.
La deuxième phase (2008-2012) correspond au lancement d’une stratégie en termes d’image touristique.
Enfin, la troisième et dernière phase (2012-2016) vise à consolider la dynamique créée par la nouvelle image touristique du Caillou et à compléter la capacité d’accueil. Ce plan a été adopté dans un contexte international et local différent de celui en vigueur aujourd’hui. Trois évolutions récentes peuvent conduire à réduire l’intérêt des promoteurs potentiels pour engager des investissements permettant de développer de nouvelles infrastructures hôtelières : (i) la forte appréciation du franc Pacifique par rapport aux autres monnaies régionales réduit la compétitivité-prix du territoire alors que l’élasticité-prix est particulièrement élevée dans le secteur tourisme, (ii) la hausse des coûts du carburant renchérit le prix des billets d’avion notamment pour les destinations lointaines comme la Nouvelle-Calédonie, (iii) l’érosion du marché japonais, longtemps premier pourvoyeur de touristes pour la Nouvelle-Calédonie, se confirme chaque année. Pour prendre en compte ce nouveau contexte, les projections ci-dessous prennent comme hypothèse la réalisation de 50% des investissements hôteliers programmés dans le plan. Un scénario alternatif est également proposé pour simuler l’impact d’une réalisation totale des objectifs du PDTCNC. Dans le cas d’une réalisation à 50% du PDTC- NC, le montant total des investissements dans les infrastructures hôtelières pourrait s’élever à 50 milliards de F.CFP sur la période 2006-2016 (dont une dizaine de milliards ont déjà été réalisés). Au total, ces investissements conduiraient à une augmentation d’environ 50% du nombre de chambres disponibles en Nouvelle-Calédonie d’ici à 2016 (de 2 400 à 3 600).

L’économie calédonienne a profité ces dernières années d’une croissance soutenue, non inflationniste et sans choc, qui lui a permis d’atteindre un niveau de développement bien supérieur à l’ensemble de l’outre-mer français. Dans sa zone économique, elle se place juste derrière l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Le niveau de vie a ainsi convergé vers les standards métropolitains.

  • Retrouvez toutes les informations économiques détaillée sur la Nouvelle-Calédonie sur : www.isee.nc ou www.ieom.fr
 
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